
Voici un nouveau club de poney... même si les anciens sont restés méconnus, qu'il s'agisse d'irlandais ou de tourangeots. Celui-ci est londonien et chevauche depuis 2004 sur des titres new wave, new rave aux dires des contemporains fanatiques des Klaxons et autres.
Souhaitant prendre toutes distances avec leurs sources - évidentes - d'inspirations (Blondie, Talking Heads), les New Young Pony Club distillent pourtant savamment leurs références tout au long de leur salle jeu extraordinaire.
Album enlevé, Fantastic Playroom joue habilement avec l'intégralité des tonalités pop, se distinguant ainsi des monochromes Cansei de Ser Sexy.
Le LP s'ouvre sur un single imparable, sublimement incantantoire, Get Lucky. La rythmique binaire se tricote et s'entête sur les riffs de strato, soutenant avec justesse les invocations, hyper volontaristes, des pony girls.
En contraste au pétillant The Bomb et à Ice Cream, dont les voix rappelent Alela Diane (à moins que ce ne soit l'inverse), le reste de la galette se rafraîchit pour descendre jusqu'à des sonorités quasi cold wave.
Hormis Fan, qu'il conviendra d'abréger à coup d'avance rapide, les autres titres s'écouteront en boucle, notamment The Get Go, résonnant étrangement à l'unisson avec une certaine forêt des Cure.
Impécablement langoureux, Tight Fit abandonne son auditeur sur des perspectives rythmiques tracées au cordeau. Les trentenaires y retrouveront une chaleur familière, lorsqu'ils s'endormaient sur des nappes de synthé crachouillées par leur walkman Sony, baignant dans un doux crépuscule. Les autres ne se laisseront pas totalement convaincre par la performance des NYPC, même s'ils n'avoueront jamais en public leur seul rêve : devenir membre du club très fermé des amateurs de poney.
Devenez membre http://www.wearepony.com/
MySpace http://www.myspace.com/newyoungponyclub
Wikipédia http://en.wikipedia.org/wiki/New_Young_Pony_Club
Phénomène électro de cette année 2007, les complices de Justice se sont imposés, en un album, comme les meneurs d'un mouvement aussi obscur que son nom, le dark disco et en tant que leaders d'une french touch renouvellée, énergique, enfin réoxygénée.

